Fin de journée
Les villages, à l’heure dorée.
Pas une fiche par village, pas un classement des plus beaux. Une manière de les voir : en fin de journée, un seul à la fois, puis le retour à Gordes pour dîner à pied. La lumière fait le travail que midi ne fait pas.
Les villages perchés du Luberon se ressemblent à 14 h : pierre claire, terrasses pleines, même photographie. Ils se séparent quand le soleil baisse. La façade tourne, les cars partent, les calades redeviennent un sol. Ce n’est pas un secret. C’est un horaire, et il suppose de dormir assez près pour ne pas replonger ensuite sur une heure de route.
Villa Hautvallon est à Gordes, à environ dix minutes à pied du centre. Le premier village de la liste est donc celui-là, sans voiture. Les autres sont un départ en fin d’après-midi, un seul, et un retour avant le dîner. Nous ne publions pas de guide de Bonnieux, de Lacoste ou d’Oppède : pas de durée vérifiée depuis la maison, et les fiches pratiques appartiennent à un autre site. Ici, seulement la lumière, et les durées que nous assumons déjà.
Gordes, à pied
Après 18 h, le château sans le car.
Gordes est classé parmi les Plus Beaux Villages de France. En fin de journée, on descend par la route de Murs. Le Rocher Bel-Air, que l’office de tourisme place en tête des points de vue, redevient regardable : la silhouette sur le rocher, la vallée du Calavon devant. Dans les rues, la place du Château se vide des groupes qui avaient un créneau. Deux à quatre heures ne sont plus nécessaires. Une heure suffit, parce que vous y reviendrez demain matin si vous voulez les caves du Palais Saint-Firmin.
Le dîner se prend au retour, à pied : nos trois tables à Gordes sont à une dizaine de minutes par la route de Murs, et nous réservons. Personne ne cherche un restaurant « avec vue » à l’heure où tout le monde le cherche : la vue, vous l’avez eue avant de vous asseoir. Le détail des heures creuses est sur Gordes sans la foule.
Un seul autre, en voiture
Roussillon, ou Lourmarin. Pas les deux.
Roussillon — vingt minutes
Les falaises d’ocre, à vingt minutes de la maison. En fin de journée la couleur tient mieux qu’à midi, où elle est à la fois trop blanche et trop fréquentée. On se gare, on marche le temps de la lumière, on ne « fait » pas le village comme une liste de rues. Les horaires des sites d’ocre ne sont pas recopiés ici : ils changent, et ce n’est pas une fiche.
Lourmarin — trente-cinq minutes
Trente-cinq minutes, de l’autre côté du massif par rapport à Gordes. L’hôte le nomme parmi les plus beaux villages du Luberon. En fin de journée, la place se prête à un verre, pas à une visite exhaustive. Rentrez avant d’être pris par la nuit sur la départementale : le dîner est plus simple à Gordes, où la table est déjà réservée et le retour se fait à pied.
Ménerbes, sans minute inventée
Ménerbes est un village perché, classé lui aussi — le Domaine de la Citadelle, au pied du village, le rappelle sur son site. On s’y rend en voiture depuis la maison. Nous n’imprimons pas « X minutes » : cette durée n’est pas dans nos faits. Si la cave de la Citadelle est ouverte (tous les jours de 10 h à 19 h, selon leur annonce), le vin et le village tiennent dans le même départ. Les autres domaines sont sur vignerons du Luberon.
Ce que nous laissons de côté
Bonnieux, Lacoste, Oppède-le-Vieux : des noms que l’on vous donnera au petit-déjeuner si votre jour s’y prête, pas des pages, pas des temps de route. L’Isle-sur-la-Sorgue (25 min) et Fontaine-de-Vaucluse (25 min) sont des matinées, pas des heures dorées : l’eau et les antiquaires se voient mieux en jour plein. Avignon (50 min) est une autre journée, pas un soir de week-end.
Le retour
La lumière finit dans le parc.
Le dernier quart d’heure n’est pas un belvédère de plus. C’est la piscine, les marronniers, le petit-déjeuner du lendemain déjà en vue. En mai, les roses tiennent encore la couleur au jardin — mai et les roses. En octobre, les marronniers prennent la fin de jour mieux que n’importe quel village — octobre à Gordes. L’été, si vous avez vu Sénanque le matin tôt, le soir appartient à Gordes, pas à un second champ.
Un week-end permet un village le samedi soir et Gordes le dimanche matin, avant 10 h, avant le départ de 11 h. Le fil des quarante-huit heures est sur week-end à Gordes. Le carnet qui réunit ces départs est téléchargeable sur le guide des hôtes.
Deux précautions, les mêmes partout. On se gare avant les calades : au village de Gordes le stationnement est payant de 8 h à 19 h, et le mardi matin il ne faut pas traverser le bourg. À Roussillon ou à Lourmarin, on arrive assez tôt pour trouver une place et marcher, pas pour tourner dans les rues à la tombée du jour. On laisse la voiture, on marche, on repart dans la lumière qui reste, pas dans le noir complet. Le retour à la maison est court. C’est lui qui rend l’heure dorée possible deux soirs de suite, sans que la route devienne le séjour.
À quelle heure partir pour l’heure dorée ?
Assez tôt pour être garé et à pied avant que la lumière tombe, assez tard pour avoir laissé passer les cars de l’après-midi. En pratique, depuis la maison : quitter le parc en fin d’après-midi, viser le village une heure avant le coucher. L’heure exacte change avec le mois ; nous ne la figeons pas.
Quels villages voir sans faire une fiche de chacun ?
Gordes d’abord, à dix minutes à pied, après 18 h. Puis, en voiture, Roussillon à vingt minutes ou Lourmarin à trente-cinq — un seul par soir. Ménerbes se rejoint aussi en voiture ; nous n’imprimons pas une durée que la maison n’a pas donnée.
Peut-on enchaîner plusieurs villages le même soir ?
Non, pas utilement. L’heure dorée dure le temps d’une lumière, pas le temps d’un circuit. Un village, un point de vue, le retour à Gordes pour dîner à pied. Le second village est pour le lendemain.
Revenir quand la lumière tombe : les cinq chambres, à dix minutes à pied de Gordes.
La Villa Hautvallon
Dormir entre deux fins de jour.
Cinq chambres, petit-déjeuner compris. Les villages peuvent attendre le lendemain.